Remboursements mutuelle en optique.
Une étude réalisée par GBC pour la (Fnof), révèle que les remboursements des dépenses en optique par la mutuelle santé différent considérablement d’une mutuelle santé à une autre, ça peut aller du simple au quadruple.
Les résultats de cette étude montrent que 82% des assurances santé remboursent mal les assurés qui ne se rendent pas chez un opticien dit « partenaire ».
Ultime constat de l’enquête : le manque de transparence. Près des trois-quarts des contrats de la mutuelle santé, ne permettent pas aux adhérents de connaître précisément la prestation payée.
Baromètre Prévoyance Santé 2011.
Selon le baromètre annuel « Prévoyance Santé » (TNS Sofres pour la Banque Postale, la Mutuelle Générale et la Tribune) : 8O% des Français se disent toujours aussi vigilants au sujet du niveau de remboursement de leurs dépenses de santé. Même si ce taux baisse régulièrement, 53 % des personnes interrogées estiment être satisfaites des remboursements effectués par l’assurance maladie obligatoire. Elles étaient 59 % en 2010 et 64 % en 2007. Leur pessimisme quant à l’avenir du remboursement des dépenses de santé continue de progresser (81 %, contre 76 % en 2007). De ce fait, souscrire à une mutuelle santé apparait comme indispensable pour 8 Français sur 10. 90 % des Français ayant souscrit une assurance santé sont satisfaits de son niveau de remboursement.
Certains Français envisagent de se passer de la complémentaire santé si les cotisations augmentent trop.
Les Français sont de plus en plus inquiets des dépenses de la santé. Selon le baromètre annuel réalisé par LH2, ils sont 65% à estimer que la qualité de vie dépend d’abord des ressources financières; l’an dernier ils étaient 56% seulement.
Signe de la crise, la poussée des préoccupations financières est évidente chez les moins de 65 ans. La question du niveau de vie inquiète désormais 21% des sondés tout comme la peur de ne pas disposer de moyens financiers pour se soigner (19%). Voilà quatre ans, ils n’étaient que 13% à craindre pour leur revenu et autant à se soucier de leur capacité à faire face aux frais de santé. Ils sont de plus en plus nombreux à juger que leur système de soin se détériore et que les dépenses de santé sont moins bien prises en charge par la sécurité sociale.
Pour la moitié des sondés, la solution ne passe pas forcément par une mutuelle, puisqu’ils préféreraient que l’on augmente les cotisations sociales pour que la prise en charge de la sécurité sociale progresse. De façon plus radicale, un tiers des Français (32%) se dit même prêt à abandonner son assurance santé si celle-ci devient trop chère.
«Nous observons de façon assez nette une évolution chez nos clients de plus de 55 ans, explique le directeur marketing d’une mutuelle santé. Jusqu’à présent, ils recherchaient un certain niveau de garantie. Désormais, ils ont un budget maximum et voient ensuite les garanties qu’ils peuvent obtenir pour ce prix.».
La hausse des impôts sur les mutuelles devrait augmenter les cotisations.
Pour limiter le trou financier de la sécurité sociale, le gouvernement a décidé de «doubler» la taxe prélevée sur les mutuelles. «Nous ne sommes pas une vache à lait, nous ne distribuons aucun bénéfice à nos actionnaires», a répondu le patron de la Mutualité française. Et de pointer la dérive d’une taxation de plus en plus forte : «Depuis 2008, le produit de la taxation est passé de 720 millions à 4,3 milliards d’euros. Et son taux de 2,5% à 13,27%.» En écho, le ministre de la Santé, assume la décision du gouvernement : «Il y avait le choix entre deux mesures : la baisse du ticket modérateur, c’est-à-dire moins rembourser, ou alors augmenter la taxation sur les contrats responsables. Nous avons choisi cette deuxième solution.» Et d’insister : «Les mutuelles ne sont pas obligées de répercuter totalement cette augmentation. Aucune mutuelle santé n’est en situation financière difficile.»
Le taux de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance, s’appliquant aux «contrats solidaires et responsables», va ainsi passer de 3,5% à 7%. Cette taxation accrue devrait rapporter à l’Etat 100 millions d’euros dès 2011, puis 1,1 milliard en année pleine, selon le gouvernement. L’alourdissement de cette taxe devrait conduire à une hausse des tarifs des mutuelles de 4,7% en moyenne en 2012, a calculé la Mutualité.
Moins de taxes pour une mutuelle étudiant pas chère.
Une centaine d’étudiants ont manifesté contre l’alourdissement de la taxe sur les mutuelles.
La chargée des questions sociales à l’Unef, principale organisation étudiante annonce que 34% des étudiants renoncent à se soigner et 19% ne sont pas adhérés à des mutuelles ou des complémentaires santé, le coût de la santé est de plus en plus lourd pour les étudiants, entre se soigner, se nourrir et se loger, généralement, les soins passent au dernier plan.
Les organisations d’assurance santé et mutuelles étudiantes dénoncent le doublement de 3,5% à 7% de la taxation des complémentaires santé (mutuelles, assurances, institutions de la prévoyance santé), prévue dans le projet de budget 2012.
L’Unef demande l’exonération de la taxe sur les mutuelles et assurances santé pour les étudiants, l’accès de droit pour les boursiers à l’aide à la complémentaire santé et à la CMU complémentaire, et la mise en place d’un chèque santé national pour prendre en charge les frais d’une mutuelle santé.